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Les activités humaines sont à l’origine de pollutions organiques ou toxiques qui font l’objet de traitements spécifiques pour limiter leur impact sur le milieu naturel.

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Clarificateur de la station d’épuration de Wormhout

Le bassin Artois-Picardie comprend des zones de population très denses, générant des pollutions d’origine domestique. Ces eaux usées doivent être traités avant d’être rejetées au milieu naturel.

Les pollutions des collectivités

Les collectivités génèrent des pollutions par le rejet des eaux usées domestiques, des eaux de pluie et des eaux liées à l’activité des artisans et des industries présentes sur leur territoire.

Les eaux usées domestiques

Les eaux usées domestiques proviennent des différents usages de l’eau par les particuliers. Elles se répartissent en deux catégories :

  • Les eaux usées ménagères (salle de bain, cuisine) qui sont généralement chargées en matières organiques. On y trouve également des détergents, des graisses et des solvants.
  • Les eaux vannes qui proviennent des toilettes et contiennent des matières organiques, de l’azote et des germes fécaux.

Pour éviter que ces eaux usées ne polluent les rivières, la mer ou les nappes phréatiques, elles doivent être épurées avant d’être rejetées.
Selon les contraintes réglementaires et techniques et la fragilité du milieu naturel récepteur, l’assainissement peut être collectif ou individuel.

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Station d’épuration de Wormhout

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Assainissement non collectif à Hondschoote

Les eaux pluviales

Les eaux pluviales peuvent également constituer une source de pollution du milieu aquatique, notamment lors d’épisodes orageux et de fortes pluies. L’eau de pluie se charge d’impuretés au contact de l’air et des sols.

Elles peuvent aussi être mélangées aux eaux usées lorsque le réseau est unitaire (une seule canalisation pour collecter les eaux usées et les eaux de pluie) et être rejetées par des ouvrages de délestage (déversoirs d’orage) quand les pluies sont très abondantes.
Des bassins de pollution permettent alors de capter les eaux des premières minutes de pluie qui contiennent la plus grande partie de la pollution. Ces eaux sont ensuite envoyées à la station d’épuration pour être traitées.

Les eaux provenant des grandes surfaces imperméables (chaussées et parkings goudronnés, grandes toitures) constituent une cause d’inondation mais perturbent aussi le système de collecte et de traitement des eaux usées par l’apport d’une grande quantité d’eau claire (surcharge hydraulique).

De nouvelles techniques, dites techniques alternatives de gestion des eaux de temps de pluie, sont mises en place pour traiter ces eaux.

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Techniques alternatives d’assainissement des eaux pluviales : zone industrielle des Prés Loribes, noue
Le traitement des pollutions des collectivités

Le rejet des eaux usées et des eaux pluviales des collectivités a un impact sur le milieu aquatique. Il est possible de le réduire par la mise en place de l’assainissement collectif ou individuel.

L’assainissement collectif

Les réseaux de collecte amènent les eaux polluées dans les stations d’épuration. Le fonctionnement du parc des stations d’épurations fait également l’objet d’un suivi régulier ou de mesures périodiques qui sont effectuées en entrée et en sortie des ouvrages.

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Traitement des eaux usées (© Les agences de l’eau)

Un portail national sur l’assainissement communal a été mis en place par le Ministère chargé de l’environnement. Il recense les stations d’épuration, les informations détaillées de ces stations de traitement ( notamment leurs niveaux de conformité au regard de la directive « Eaux Résiduaires Urbaines »). Il vous propose également un glossaire des termes techniques utilisés dans le domaine.

Le portail national d’informations sur l’assainissement communal

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STEP de Douai 2004

L’assainissement individuel ou autonome

L’assainissement non-collectif (aussi appelé individuel ou autonome) est mis en œuvre dès lors que les critères techniques et financiers le justifient. Il est plus fréquent dans les petites communes rurales ou dans les zones plus éloignées du bourg. Cette solution de traitement des rejets représente environ 10% de la population française.

Le Service public d’assainissement non collectif (SPANC) est un service public dont la responsabilité incombe aux communes. Elle peut toutefois être déléguée aux communautés de communes ou aux syndicats intercommunaux.
Son rôle :

  • Conseiller et accompagner les particuliers dans la mise en place de leur installation d’assainissement non collectif
  • Contrôler les installations d’assainissement non collectif.

Pour tout connaître sur l’assainissement non-collectif, les SPANC, les aides financières, la réglementation, vous pouvez consulter le portail interministériel de l’assainissement non collectif..