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La baignade est un usage récréatif important sur le bassin. Cet usage récréatif dépend fortement de la qualité bactériologique de l’eau. Découvrez les modalités et les résultats de la surveillance de la qualité des eaux de baignades.

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zone balnéaire de Wimereux

L’eau des sites de baignade fait l’objet d’un contrôle sanitaire au moins une fois par mois pendant la saison estivale.
Les Agences Régionales de Santé, créées en avril 2010, assurent ce contrôle pour les 48 plages du bassin fréquentées par les baigneurs :

  • 42 plages d’eau de mer (exclue la plage de Boulogne-sur-Mer interdite à la baignade)
  • 6 plages en eau douce.

Voir la qualité de l’eau de baignade sur le site national

Se baigner

Les Agences Régionales de Santé contrôlent chaque année l’ensemble des zones de baignade habituellement fréquentées pendant la période estivale.

Le contrôle des zones de baignade

Plusieurs prélèvements sont effectués sur ces sites de baignade entre mai et septembre, par les Agences Régionales de Santé (ARS), via un laboratoire agréé par le ministère de la santé.

On évalue ainsi les eaux de baignade au moyen d’indicateurs à la fois « microbiologiques » (présence de bactéries) mais aussi au moyen d’observations sur le terrain (déchets flottants, coloration de l’eau… etc).

Les résultats sont connus dans les 72 heures suivant le prélèvement. Les gestionnaires de sites de baignade sont informés des modalités du contrôle sanitaire et du nombre de prélèvements prévus.

Le classement des zones de baignades

La qualité des eaux de baignade est établie en fonction de prélèvements des 4 dernières années. Les eaux de baignade sont classées :

  • Eau de qualité excellente
  • Eau de bonne qualité
  • Eau de qualité suffisante

Pour ces trois qualifications, il est possible de se baigner sans danger pour la santé : c’est le cas de presque tous nos sites de baignade en région Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

  • Eau de qualité insuffisante

Cela ne signifie pas que la baignade y est interdite mais tout simplement que le risque sanitaire est plus important par rapport aux autres : situation géographique, conditions météorologiques, défauts d’assainissement sont autant de facteurs variés qui peuvent expliquer ce classement.

Carte de qualité des eaux de baignades 2016 en Artois-Picardie

Le palmarès 2016 est basé sur les résultats des contrôles des années 2012 à 2015.

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Carte de la qualité des eaux de baignade dans le bassin Artois-Picardie - édition 2016
Pêche en eau douce

La pêche en eau douce est un loisir pratiqué par de nombreux passionnés dans le bassin. Leurs activités sont encadrées par le code de l’environnement et sont organisées par les associations de pêche regroupées au sein des Fédérations de Pêche. Ces fédérations subventionnent des actions de restauration et de réhabilitation du milieu naturel, ainsi que des études. "Les pêcheurs, usagers des rivières, sont aussi les vigies et les protecteurs du milieu aquatique."

La Réglementation de la pêche

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Pêcheur sur la mare des Périseaux

Les arrêtés annuels fixant les dates de pêches annuelles sont téléchargeables sur les sites internet des préfectures ou des Directions Départementales des Territoires et de la Mer (DDTM) concernées ainsi que sur les sites des fédérations départementales pour la pêches et les milieux aquatiques (voir ci-dessous).

La pêche des poissons migrateurs (saumons, anguille, truites de mer, lamproies, ... ) est règlementée au niveau du bassin par le préfet coordonnateur du bassin. Le comité de gestion des poissons migrateurs (COGEPOMI) prévoit les mesures de gestions spécifiques pour ces poissons (voir le plan de gestion des poissons migrateurs -PLAGEPOMI)

La Fédération Nationale de la Pêche en France

Issue d’un tissu associatif dense, la FNPF a été reconnue comme établissement d’utilité publique par la loi sur l’Eau de 2006. Les responsabilités de service public qui lui ont été confiées sont les suivantes :

  • Environnemental : la protection du patrimoine piscicole et des milieux aquatiques, contributions financières des actions des fédérations départementales de pêche, encadrement de la surveillance de la pêche
  • Economique : développement un loisir de qualité et accessible au plus grand nombre (développement de la réciprocité), par le développement du tourisme en participant à la revitalisation du milieu rural (implication des associations de pêche dans la vie locale tout au long de l’année)
  • Social : mise en place d’actions d’informations et d’éducation, en faveur des familles et des jeunes, développement des Ateliers Pêche Nature, installation de postes de pêche pour personne à mobilité réduite en partenariat avec Handipêche France.

En savoir plus : le site de la Fédération Nationale de la Pêche en France

Les Fédérations Départementales de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques

Dans chaque département, les Fédérations Départementales définissent, coordonnent et contrôlent les actions des associatons locales de pêche.

Votre Fédération Départementale de Pêche :

Fédération du Nord pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Fédération du Pas-de-Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Fédération de la Somme pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Fédération de l’Aisne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Fédération de l’Oise pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Directive Baignade

La nouvelle Directive Eaux de baignades vise essentiellement à améliorer la prise en compte du risque sanitaire. Les baignades sont donc recensées et un programme de surveillance permet de connaître leur qualité.

Adoptée le 15/02/2006, la nouvelle directive Baignade 2006/7/CE entre en vigueur progressivement. Le recensement des zones de baignades a été réalisé en 2007 conformément aux nouvelles dispositions réglementaires fixés par le décret n°2007-983 et par l’arrêté du 15/05/2007.

Le profil de chaque eau de baignade recensée devra être réalisé au plus tard pour le 1er trimestre 2011. Le premier classement intégrant les dispositions de cette directive sera publié en 2013.

L’obligation d’obtenir des eaux de baignades de qualité « suffisante » devra être respectée en 2015 au plus tard.

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Plage de Hardelot

Mais que change cette directive ?

La nouvelle directive Baignade vise essentiellement à améliorer la prise ne compte du risque sanitaire. L’interprétation des résultats d’analyses est plus fiable et le classement plus objectif. Un des buts de la nouvelle Directive est de passer du stade de la surveillance à celui de gestion de la qualité des eaux de baignade. Pour cela, les exigences porteront non seulement sur la conformité aux critères de qualité mais également sur la réponse donnée en cas de non-respect de ces critères ainsi que sur la connaissance et la surveillance des sources de contamination : l’obligation d’adopter des mesures immédiates, pendant la saison balnéaire, pour répondre à un non-respect occasionnel des critères et la mise en place de mesures à long terme.

L’organisation de la surveillance

Alors que l’organisation de la surveillance était jusqu’alors une mission des Agences Régionales de Santé (anciennement DDASS), cette surveillance est maintenant du ressort de la personne responsable de la baignade : les personnes privées ou les maires. Dans le bassin Artois-Picardie, les gestionnaires des baignades sont les communes.

A charge donc aux gestionnaires des baignades de définir la durée de la saison balnéaire, d’établir le programme de surveillance (nombres et dates des prélèvements, localisation du point de prélèvement et transmission des données) et de le mettre en œuvre par l’intermédiaire d’un laboratoire spécifique agréé par le Ministère en charge de la santé.

Le programme de surveillance est validé par le préfet et ses services.

Les paramètres analysés

Les analyses bactériologiques portent sur les entérocoques intestinaux et sur les Escherichia coli. Le paramètre « coliformes totaux » est abandonné. La commission européenne s’est donc appuyée sur un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) proposant les entérocoques intestinaux comme étant le meilleur indicateur de la contamination microbiologique des eaux côtières (contamination fécale de l’eau). L’OMS est parvenue à cette conclusion après avoir passé au crible l’ensemble de la littérature scientifique publiée sur ce thème. La Commission européenne a ajouté le paramètre Escherichia Coli comme indicateur de la contamination microbiologique des zones de baignades.

Les modalités de classement

Actuellement, les résultats d’analyses du suivi sanitaire font l’objet d’une interprétation à l’échelle d’une saison. Les eaux de baignade se répartissent en 4 classes de qualité selon les critères définis par le décret n°81-324 du 7 avril 1981 :

  • eaux de bonne qualité
  • eaux de qualité moyenne
  • eaux pouvant être polluées momentanément
  • eaux de mauvaise qualité.

Dans cette méthode, la concentration n’est pas utilisée directement pour le classement : c’est le pourcentage de la totalité des résultats au dessus de la valeur seuil qui permet de classer la plage dans une catégorie. Ainsi, le nombre de prélèvement devient un paramètre aussi important que la valeur du résultat de l’analyse par elle-même. Il est préférable de disposer de 20 prélèvements : cela permet de s’affranchir dans le classement annuel d’un mauvais résultat.

Le classement

La qualité des eaux de baignade est évaluée à l’issue de chaque saison balnéaire sur l’ensemble des résultats recueillis lors des quatre dernières saisons. Actuellement, seules les analyses de l’année en cours sont prises en compte. Le classement se fera à partir de l’évaluation au 95ème centile.

Les eaux de baignade sont toujours regroupées en quatre classes de qualité. Celles classées dans les trois premières classes seront conformes aux nouvelles exigences réglementaires.

ParamètreQualité excellenteQualité bonneQualité suffisanteQualité insuffisante
Entérocoques intestinaux < 100 germes / 100ml < 200 germes / 100ml < 185 germes / 100ml > 185 germes / 100ml
Escherichia coli < 250 germes / 100ml < 500 germes / 100ml < 500 germes / 100ml > 500 germes / 100ml
Evaluation Au 95ème percentile Au 95ème percentile Au 90ème percentile Au 90ème percentile

La carte de qualité des eaux de baignades est éditée tous les ans par l’Agence de l’eau Artois-Picardie, l’Agence Régionale de la Santé du Nord-Pas-de-Calais et l’Agence Régionale de la Santé de Picardie.

La gestion active des baignades renforcées

L’implication des responsables de baignades devant être plus importante, la nouvelle directive impose un renforcement de la notion de gestion des eaux de baignade.

Cette gestion plus stricte inclut, outre les éléments déjà cités, l’évaluation et la classification de la qualité des eaux, une obligation de « porter à connaissance » plus large des informations liées au lieu de baignade au public (meilleur visibilité des affichages sur les sites de baignades, dématérialisation de l’information). De manière générale, la participation du public est demandée. Il peut ainsi faire part de ses observations sur le choix des sites de baignades.

Le profil de baignade

Enfin, le dernier volet de cette directive reste la mise en place d’un profil de baignade.

Ce profil de baignade doit permettre d’évaluer des causes de pollutions éventuelles des eaux de baignade. Il doit permettre la mise en place d’actions préventives à l’exposition des baigneurs aux pollutions par la mise en place d’actions permettant de réduire les risques.

Chaque plage doit faire l’objet d’un profil de baignade. Ces profils ont été établis pour le bassin Artois-Picardie et sont disponibles notamment sur cette page : les profils de baignades du bassin Artois-Picardie.

Les données

Toutes les données et informations sur les baignades en France sont regroupées sur le site : Eaux de baignades du Ministère chargé de la Santé

Description économique des activités récréatives

Les activités récréatives sont une source de revenus très importante pour le bassin Artois-Picardie, plus de 450 millions d’euros sont ainsi générés chaque année rien que pour l’hôtellerie.

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Etang des moines de Fourmies

Les activités récréatives regroupent des domaines aussi divers que la pêche et chasse récréative, les sports d’eau, le tourisme balnéaire, le tourisme fluvial ou encore la randonnées pour ne citer que quelques exemple. Ces activités, qu’elles soient ou non soumises à l’acquisition d’une licence préalable pour être exercées ont un impact économique sur le bassin Artois-Picardie.


Le tourisme balnéaire

Les activités touristiques sur le littoral de la Manche-Mer du Nord regroupent 30% des effectifs salariés de l’ensemble des régions littorales, et 12% des effectifs salariés du secteur au niveau national. Par ailleurs, sur le littoral de la Manche-Mer du Nord, l’emploi est majoritairement concentré sur la région Nord-Pas-de-Calais. Dans l’ensemble, les régions du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie représentent 4% du nombre de salariés et du nombre d’établissements de l’hôtellerie en France, et 7% des établissements et du nombre de salariés de la restauration au niveau national.

En 2011, la grande majorité des nuitées sont comptabilisées au niveau de l’hôtellerie de tourisme ; c’est ainsi que le nombre total de nuitées sur le bassin Artois-Picardie s’élève à un peu plus de 6,5 millions sur l’année 2011, soit environ 3% des nuitées sur l’ensemble de la France. Les chambres d’hôtel et emplacements de camping sur le bassin Artois-Picardie représentent chacun entre 5 et 6% des chambres et emplacements sur le territoire français. Ces deux moyens de logements touristiques sont ainsi utilisés en même proportion sur le bassin.

De manière générale, la fréquentation des touristes étrangers provient à 85% des pays du nord, en particulier du Royaume Uni (48%), de la Belgique (21%) et des Pays-Bas (7%). Les touristes étrangers sont particulièrement présents en Picardie, notamment dans l’hôtellerie de plein air où ils occupent 57% des nuitées de camping, soit le taux le plus élevé de France.

Le tourisme fluvial

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Port de plaisance de dunkerque

Le tourisme fluvial comprend à la fois la location de bateaux de plaisance ou bien la plaisance fluviale privée, à bord de bateaux habitables ou de bateaux de promenade de jour.
En 2011, le réseau régional du Nord-Pas-de-Calais comprend 670 km de canaux et rivières, représentant ainsi 10% du réseau navigable Français d’après VNF.

L’activité de tourisme fluvial se concentre majoritairement sur la plaisance privée : elle représente environ 90% du tourisme fluvial de la région . Ce trafic est quasiment constant depuis les années 2000, avec une évolution de moins de 3% en 11 ans.

En Picardie, la fréquentation dans le département de l’Oise est un peu moins forte que dans le Nord-Pas-de-Calais, avec une fréquentation établie à 5 519 mouvements contre 10 000.

La pêche et chasse récréatives

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Pêcheurs sur le bassine de Mérignies

La pêche à pied est le mode de pêche récréative prédominant dans la Manche et la Mer du Nord, elle est supérieure à la proportion nationale, et est majoritairement composée de pêcheurs réguliers.
L’activité de la chasse quant à elle regroupe 64 000 personnes sur la région Nord-Pas-de-Calais, représentées par 74 groupements d’intérêt cynégétique, 4 600 sociétés de chasse, 14 000 élus bénévoles et 70 professionnels dans les fédérations de chasseurs.

Selon une étude sociologique menée par la fédération départementale des chasseurs de la Somme, 10% des chasseurs sont extérieurs au département, jouant ainsi un certain rôle au niveau du tourisme local.

Les sports d’eau

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Canoé Kayak sur l’étang des 6 bonniers

Les licenciés sportifs environ 1,4 millions dans le Nord-Pas-de-Calais et 422 000 en Picardie. Dans la plupart des sports de nature, le nombre de licenciés ne représente cependant qu’une partie de l’ensemble des pratiquants. Au total, cela représente 10% des licenciés de France.

La ligue Nord-Pas-de-Calais Picardie, qui représente l’activité de char à voile sur le bassin, est la plus importante sur le littoral français puisqu’elle représente près de 50% des licences.

L’appellation canoë Kayak quant à elle regroupe différentes disciplines se pratiquant en eau calme, en eau vive et en mer et privilégie particulièrement la dimension touristique, plutôt que l’activité de compétition en France. Sur le bassin, la majorité des pratiques sont exercées en Picardie dans le cadre de prestations ponctuelles.

Les activités de randonnée et autres sports de nature

En moyenne, chaque personne pratique 1,7 sports et activités liés à la nature [1]. Dans plus de 50% des cas, la randonnée pédestre est associée à un autre sport et dans une moindre mesure, le VTT est associé aux sports d’eau vive et à la pratique de l’escalade.

Il est important de noter que ces activités profitent à l’économie locale. En effet la moitié des randonneurs pratiquent cette activité dans le but de visiter des sites particuliers comme les parcs naturels de la région, monuments historiques, musée et un peu plus d’un tiers visitent, au cours de leur activité, des entreprises de travail artisanal, des exploitations agricoles.

De manière générale, la randonnée équestre est l’activité qui compte le plus de licenciés (59 500) dans la région Nord-Pas-de-Calais et la région Picardie, devant la randonnée pédestre (11 900) et celle de cyclisme (8 200). [2]