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En dehors de la réglementation relative à la police de l’eau permettant la préservation des zones humides à l’échelle des projets, il est essentiel que la gestion, la préservation et la restauration des zones humides s’intègrent dans les diverses politiques d’aménagement du territoire, de gestion de l’eau et des milieux aquatiques, de la biodiversité, de la gestion du risque inondation…

La prise en compte efficace des zones humides dans ces politiques présuppose de disposer d’inventaires, zonages ou éléments de connaissance à des échelles plus ou moins larges. Or la méthodologie fixée au niveau national (cf. paragraphe précédent) basée sur des relevés de terrain s’applique uniquement dans le cadre de la police de l’eau et d’un point de vue financier est difficilement applicable sur de vastes territoires. Il n’existe donc aucune carte recensant exhaustivement les zones humides du bassin Artois-Picardie.
Cependant pour pallier à ce déficit, une étude a été réalisée à l’échelle du bassin aboutissant à la carte des zones à dominante humide (ZDH), reprise dans le SDAGE Artois Picardie. Cette carte au 1/50 000ème a été réalisée par photo-interprétation avec contrôles ponctuels de terrain. Loin de fournir le degré de précision que les divers acteurs du territoire pourraient espérer pour mettre en œuvre leur politique, elle permet néanmoins d’apprécier la localisation potentielle des zones humides sur le territoire, de fournir un cadre pour des inventaires plus précis et de servir d’outil d’aide à la décision pour les collectivités. Les éléments de méthodologie ayant permis la constitution des ZDH sont précisés ci-après.
Consultez la carte dynamique des zones à dominante humide
consulter la méthodologie de constitution des ZDH
Par ailleurs, en fonction de leurs besoins, certaines structures ont réalisé leurs propres inventaires de zones humides qui constituent donc des sources d’information intéressantes pour la prise en compte de ces milieux. Ces inventaires présentent en général des enveloppes de zones humides et ont pu être réalisés selon des méthodologies propres et diverses. Ils peuvent donc être valorisés comme éléments de présomption de zones humides, sans toutefois requérir le statut de zones humides conformément aux critères définis dans le code de l’environnement. On peut citer par exemple les inventaires réalisés dans les SAGE qui correspondent à ce cas.

Pour en savoir plus