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Le district hydrographique Escaut, Somme et côtiers Manche Mer du Nord s’étend sur la France, la Belgique et les Pays-Bas. Les autorités nationales et régionales belges coordonnent les actions au sein de la Commission Internationale de l’Escaut (CIE) pour une mise en œuvre harmonisée de la Directive Cadre sur l’Eau au sein du district hydrographique.

Géographie

La Scarpe à Douai (2008 - © AEAP JL Vandeweghe) La partie française de ce district est située dans la circonscription administrative du bassin Artois-Picardie. La partie française du district qui couvre une partie du bassin de l’Escaut ainsi que la Somme et les fleuves côtiers d’Artois-Picardie, s’étend sur 18500 km² et compte 6700 km de rivières dont 860 km de canaux ou rivières canalisées.

Le grand nombre de canaux ainsi que la présence de wateringues (terme flamand désignant les zones basses des polders assainies par l’action de l’homme) dans le Dunkerquois est une des spécificités de ce district.

Economie

Le Produit Intérieur Brut (PIB) du district Escaut est de près de 88 milliards d’euros (INSEE) en 2001, soit environ 6 % du PIB national.
Ramené à l’habitant, le PIB est de 19 260 euros, soit 20 % de moins qu’au niveau national.
A ce constat, s’ajoute un taux de chômage sur le district supérieur d’environ deux points à la moyenne nationale.
Le district Escaut fut l’un des berceaux de la révolution industrielle au 19ème siècle. Aujourd’hui encore, le poids des secteurs de la construction et de l’industrie dans le PIB du district dépasse 30%, contre 25% en moyenne nationale. En fait, le poids du district dans l’industrie nationale est maintenant du même ordre de grandeur que son poids démographique.
L’agriculture représente une part faible dans l’économie du district (2,4 % du PIB).

Activités et usages de l’eau

  • Population et urbanisation

Dans le district, l’agglomération lilloise avec un million d’habitants, a une taille comparable aux agglomérations bruxelloise ou anversoise.
Avec près de 4,5 millions d’habitants, la densité moyenne du district Escaut est de 242 habitants par km², soit plus du double de la moyenne nationale ou de la moyenne européenne (108 habitants par km²).
Cette forte densité de population se traduit bien sûr par de fortes pressions sur les milieux naturels. Celles-ci sont très variables, car la répartition de la population est très inégale et la densité peut varier de plus de 1000 habitants par km² dans la région lilloise à souvent moins de 100 habitants par km² dans le sud du district.
L’évolution démographique annuelle, depuis 1982, si elle illustre globalement une stabilité de la population, révèle également de fortes disparités entre des zones qui se dépeuplent au sud est du district et d’autres qui connaissent une forte croissance (zones périphériques est/ouest de Lille, sud d’Amiens…).

  • Industrie

Industrie Lesaffre (© B Cuvelier) A la forte densité de population s’ajoute aussi une densité importante d’activités industrielles.
Aujourd’hui, les secteurs les plus représentés sont les biens intermédiaires, l’agroalimentaire et l’automobile.
Le contexte agricole très favorable (notamment pour la pomme de terre), les activités traditionnelles comme la production de bière, et l’importance de la façade maritime pour la pêche, expliquent l’implantation de nombreuses entreprises agroalimentaires dont certaines d’envergure internationale.
La densité d’occupation de l’espace et d’activités issues de l’histoire, est donc à l’origine des défis environnementaux actuels : lutte contre la pollution, alimentation en eau, réhabilitation de sites, …

  • Agriculture et forêts

L’agriculture du district est représentée, en 2000, par près de 24 000 exploitations agricoles pour une Surface Agricole Utile (SAU) de plus de 1 300 000 hectares, soit 70 % du territoire. La taille moyenne des exploitations sur le district est de 54 hectares.
La couverture végétale des sols en hiver protège contre le ruissellement, l’érosion et le lessivage des nitrates. Or les sols nus en hiver couvrent 34 % de la SAU.
Les aides publiques représentent de l’ordre de 30 % de la valeur ajoutée de l’agriculture : elles ont donc un effet d’orientation très fort sur cette activité.
La surface boisée (hors peupleraies) couvre environ 143 000 hectares du district. Le taux de boisement est donc de 7,7 %, ce qui est nettement inférieur à la moyenne nationale qui est de 27,5 %.

Pour en savoir plus