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La pêche professionnelle est une activité très importante pour le bassin Artois-Picardie. En avoir une gestion saine permet d’en assurer la durabilité des ressources marines et des entreprises qui les exploitent, en assurant des apports suffisants pour les consommateurs. Il faut donc faire en sorte que la pêche soit adaptée à la capacité de renouvellement des espèces ainsi qu’aux règles du marché.

Chalutier dans le port de Boulogne sur merSur le plan national, du fait de la subsidiarité, l’Etat français a pour mission de faire appliquer et de contrôler la réglementation européenne mais peut également mettre en œuvre des mesures de gestion nationales, le plus souvent en accord avec le Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM). Ce dernier dispose également d’un pouvoir de gestion (licences par exemple). Par ailleurs, en tant que représentant de la profession, il a de nombreux interlocuteurs.

Voir en ligne : Comité des pêches

La Politique commune de la pêche (PCP) est l’outil de gestion dont s’est dotée l’Union européenne pour développer la pêche et l’aquaculture tout en préservant la ressource et la biodiversité marine. Le principal instrument financier de la politique commune de la pêche est le fonds européen pour la pêche (FEP).
En 2011, la Commission Européenne a présenté ses propositions de réforme de la politique commune de la pêche de l’Union européenne. Elle a également proposé un nouvel instrument financier pour la période 2014-2020, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). La future politique commune de la pêche qui doit être mise en œuvre en 2014, prévoit entre autres, une régionalisation de la politique commune de la pêche, l’atteinte du rendement maximum durable (RMD) dès 2015 pour chaque stock, l’interdiction des rejets, et la mise en place de quotas de pêche individualisés et transférables. Les propositions de réforme seront examinées par le Parlement européen et le Conseil en 2012. La nouvelle PCP entrera en vigueur en 2013.

Voir en ligne : Politique commune de la pêche

Aspect économique

Cinq ports de pêche sont répartis le long du littoral Artois-Picardie : Dunkerque, Grand-fort Philippe, Calais, Boulogne-sur-Mer et Etaples. L’ensemble de ces ports regroupe, en 2012, 1 096 marins pour 152 navires de pêches. Plus précisément, la flotte se répartit entre artisans : 91 fileyeurs, 54 chalutiers hauturiers (moins de 25m) et 7 chalutiers de pêche industrielle. Le port de Boulogne sur-mer est le premier port de pêche français en valeur (78 MEUR) et en tonnage (35 000 tonnes), avec une flottille diversifiée de près de 130 bateaux. Les principales espèces en valeur sont la sole, l’encornet, le merlan et le rouget-barbet. Le port de Dunkerque [1] (5.83 MEUR - 930 tonnes) se concentre sur la sole.

En 2008, cet ensemble représentait ainsi la deuxième région de vente de pêche fraîche et pêche congelée en France (hors algues et hors pêche en eau douce), derrière la Bretagne. Le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie enregistrent dans ce secteur un chiffre d’affaires de 97 millions d’euros, soit 12% du chiffre d’affaires national, pour un volume de pêche de 50 340 tonnes.

La pêche à pied professionnelle est une activité majeure sur le littoral du bassin : elle représentait en 2008, 400 pêcheurs, soit 1/5ème des pêcheurs professionnels en France métropolitaine, ainsi qu’un chiffre d’affaires de plus de 3 millions d’euros par an. La baie de Somme constitue le premier gisement de France pour les coques et les salicornes, avec 3 000 à 5 000 tonnes pêchées par an, et est également un site de grande importance pour la pêche à la crevette sur le secteur (5 à 10 % de la production nationale selon les années).

Pour en savoir plus

Notes

[1Le port de Dunkerque est par ailleurs le premier port français d’importation de minerai et de charbon, d’importation de fruits en conteneurs ou encore de cuivre. De par ses activités directes et indirectes, il produit 79% de la valeur ajoutée du territoire.