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En 2007, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie a mis en place un « programme de surveillance » afin d’évaluer la contamination des eaux de surface et des eaux souterraines du bassin par les pesticides. La surveillance de la contamination des eaux du bassin par les pesticides montre une large imprégnation de ces composés aussi bien dans les rivières que dans les nappes, avec des concentrations et une diversité des molécules parfois importantes. On observe depuis 2007 une tendance à la baisse des concentrations pour les eaux souterraines, alors qu’il reste difficile de se prononcer pour les eaux de surface.

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Bilan sur la présence de pesticides dans les rivières et les nappes du bassin Artois-Picardie

Les pesticides sont des produits chimiques, naturels ou de synthèse, destinés à lutter contre les organismes nuisibles, qu’il s’agisse de mauvaises herbes (herbicides), d’animaux (insecticides, acaricides, molluscicides, …) ou de maladies (fongicides, bactéricides, …). La France se situe au premier rang européen pour l’utilisation de pesticides. Cette situation s’explique par l’importance de la surface agricole utile, avec près de 30 millions d’hectares de surface agricole cultivés. Si l’on considère les quantités utilisées à l’hectare, la France se classe au 3ème rang européen, après les Pays-Bas et la Belgique.

Le devenir de ces pesticides dans l’environnement, et en particulier dans les eaux des rivières et des nappes phréatiques, est un enjeu majeur. Leur présence, même à de très faibles concentrations (de l’ordre du μg/L), impacte les milieux aquatiques et les usages comme la production d’eau potable. La contamination par les pesticides est d’ailleurs l’un des facteurs limitants pour l’atteinte du bon état des eaux, dont l’objectif est fixé à 2015 par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau (DCE).

En 2007, l’Agence de l’Eau a mis en place un « programme de surveillance » afin d’évaluer la contamination des eaux de surface et des eaux souterraines du bassin Artois-Picardie par ces substances. Au total, 174 substances actives et leurs métabolites (molécules issues de la transformation des substances utilisées, sous l’effet du milieu naturel et du temps) ont été analysés depuis 2007 sur le bassin dans les eaux de surface, et 109 dans les eaux souterraines. Il s’agit, pour la très large majorité, d’herbicides, d’insecticides et de fongicides.

La surveillance de la contamination des eaux du bassin par les pesticides montre une large imprégnation de ces composés aussi bien dans les rivières que dans les nappes, avec des concentrations et une diversité des molécules parfois importantes.

Pour les eaux de surface : des pesticides ont été retrouvés sur chaque station du bassin. Les molécules retrouvées sont diversifiées : en 2011, la moitié des substances recherchées (soit un peu plus de 80 pesticides) a été retrouvée sur le bassin. Pour 60 d’entre elles, les concentrations peuvent atteindre plus de 0,1 μg/L.

Pour les eaux souterraines : la ressource est impactée, avec au moins un pesticide est retrouvé dans plus de 75% des stations. Pour la moitié d’entre elles, la concentration totale en pesticides dépasse 0,1 μg/L. Depuis 2007, on note une amélioration sur le cumul des concentrations. La répartition des stations présentant des concentrations supérieures à 0,1 μg/L tend à diminuer : elle passe de 55% en 2007 à 35% en 2012. La diversité des molécules retrouvées est moindre qu’en eau de surface : parmi les 62 molécules recherchées en 2011, seul un quart des substances a été quantifié, soit 16 pesticides. Par contre la rémanence des molécules retrouvées est grande : la majorité des pesticides quantifiés en 2011 sont des molécules actives interdites à ce jour ainsi que leurs métabolites (par exemple les triazines et leurs métabolites).

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