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Poissons emblématiques et intégrateurs de la plupart des pressions subies par les cours d’eau, les poissons migrateurs sont l’objet d’une gouvernance spécifique.

Les poissons migrateurs amphihalins effectuent leur cycle de vie dans deux milieux différents : l’eau douce et l’eau de mer. On peut citer :

  • le saumon atlantique
  • la truite de mer
  • les aloses
  • l’anguille
  • les lamproies
  • l’esturgeon (celui-ci n’est pas présent sur le bassin Artois Picardie).

Ces poissons naissent en eau douce, rejoignent la mer pour grandir et reviennent en rivière pour se reproduire, sauf l’anguille qui se reproduit en mer et colonise les milieux aquatiques continentaux pour assurer sa croissance.

Outre une qualité suffisante de l’eau et des habitats, les déplacements des migrateurs amphihalins exigent aussi une continuité depuis la mer jusqu’aux zones de reproduction ou de croissance. Poissons emblématiques et intégrateurs de la plupart des pressions subies par les cours d’eau, ils supportent également une activité économique liée à la pêche et au tourisme.

Leur gestion fait donc l’objet d’une organisation particulière portée par les Comités de Gestion des Poissons Migrateurs (COGEPOMI) qui existent depuis 1994 et qui rassemblent les acteurs intéressés (Etat, associations, pêcheurs, riverains, collectivités). Ce comité ayant compétence sur le bassin Artois-Picardie fixe notamment des quotas en eau douce, propose des avis et orientations pour la gestion des poissons migrateurs. Il rédige le plan de gestion des poissons migrateurs (révisé en 2007) et a contribué en 2008 à la rédaction du plan de gestion anguille exigé par un règlement européen.

Photos et illustrations

Truite de mer dans l’Authie

Pour en savoir plus