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Une prise de conscience progressive de l’intérêt écologique et des services rendus par les zones humides les place désormais comme un enjeu majeur des politiques environnementales.

Le marais d'Isle à Saint QuentinEspaces de transition entre les milieux aquatiques et terrestres, les zones humides sont définies comme des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année » (article L211-1 du code de l’environnement).
Les zones humides sont de nature très variée, dépendant de leur localisation, de la nature des sols, de leur mode d’alimentation en eau...On peut ainsi citer les marais, tourbières, prairies humides, forêts alluviales que l’on peut notamment retrouver sur le bassin Artois Picardie.
Souvent associés à des zones d’insalubrité, ces milieux ont longtemps souffert d’une mauvaise réputation aboutissant à des mesures d’asséchement. C’était toutefois méconnaître leur rôle dans la régulation des niveaux d’eau, la richesse écologique ou la qualité des milieux aquatiques. Avec l’accroissement de l’urbanisation au cours du 20ème siècle, les zones humides ont été des cibles de l’artificialisation des sols dressant le constat alarmant que plus de la moitié des zones humides du territoire ont disparu entre 1960 et 1990. Et les zones humides qui subsistent présentent des signes de dégradation de leur qualité...

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