Partager cette page :

La pluie permet d’alimenter en eau les eaux souterraines et les eaux de surface (rivières, lacs, zones humides).

Les précipitations influent directement ou indirectement sur les inondations, la sécheresse, le niveau des cours d’eau et des nappes phréatiques. Elles peuvent avoir un impact sur les activités humaines, par exemple l’agriculture avec l’érosion des sols et l’assainissement.

La pluie dans le bassin Artois-Picardie

Le relief du bassin Artois-Picardie, pourtant de faible amplitude, joue un rôle capital dans la répartition des précipitations. Celles-ci, en moyenne de l’ordre de 700 à 750 mm par an, peuvent être très variables selon les années et le lieu.

Les secteurs les plus arrosés se situent sur les plateaux du Haut Boulonnais et du Haut Artois ainsi que sur les contreforts des Ardennes à l’extrême Est de la région. Les autres secteurs peuvent être jusqu’à deux fois moins arrosés.

L’assainissement par temps de pluie
JPEG - 509.1 ko
Eau pluviale en ville : Douai

En cas de fortes pluies, l’eau de pluie collecté par les réseaux d’assainissement peut causer de nombreuses perturbations.

En cas de fortes pluies, l’eau de pluie collecté par les réseaux d’assainissement unitaires peut causer des inondations (caves, chaussées, pompes du réseau, station d’épuration…). Elle remet en suspension les matières déposées dans les canalisations et dilue les eaux usées. Le volume important de mélange eaux usées – eau de pluie peut perturber le fonctionnement de la station d’épuration. L’imperméabilisation des sols souvent associée au développement urbain aggrave le phénomène.

JPEG - 1.1 Mo
L’assainissement par temps de pluie

Pour limiter l’impact des fortes pluies, le réseau peut être équipé de déversoirs d’orage. Ils laissent échapper vers le milieu naturel, au mieux un mélange d’eau usée et d’eau pluviale et, le plus souvent, une pollution excédentaire due au curage des dépôts dans le réseau.

Des bassins d’orage peuvent également être créés : ils permettent de stocker temporairement les volumes excédentaires avant leur traitement dans la station d’épuration dès le retour à la normale.

Un réseau de collecte spécifique des eaux pluviales évite le mélange de l’eau de pluie avec les eaux usées : le traitement des eaux usées n’est pas perturbé par les fortes pluies.

Les techniques alternatives à la gestion des eaux pluviales limitent les apports d’eau de pluie dans les réseaux de collecte.

Les dispositifs d’autosurveillance permettent de quantifier les volumes déversés dans le milieu naturel.