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La pluie permet d’alimenter en eau les eaux souterraines et les eaux de surface (rivières, lacs, zones humides).

Les précipitations influent directement ou indirectement sur les inondations, la sécheresse, le niveau des cours d’eau et des nappes phréatiques. Elles peuvent avoir un impact sur les activités humaines, par exemple l’agriculture avec l’érosion des sols et l’assainissement.

La pluie dans le bassin Artois-Picardie

Le relief du bassin Artois-Picardie, pourtant de faible amplitude, joue un rôle capital dans la répartition des précipitations. Celles-ci, sont en moyenne de l’ordre de 850 mm par an, à comparer aux 800 mm de pluie en moyenne observés en France
Pluviométrie moyenne (1981-2010) sur le bassin Artois-Picardie {JPEG}
De novembre à mars, la pluviométrie devient efficace pour la recharge des nappes. Il tombe 370 mm durant ces 5 mois. Ceci est comparable à ce que l’on peut observer (360 mm) en moyenne sur la même période en France métropolitaine. Les secteurs les plus arrosés se situent sur les plateaux du Haut Boulonnais et du Haut Artois (1 100 mm par an, observés entre 1981 et 2010, à Desvres) ainsi que sur les contreforts des Ardennes, à l’extrême Est de la région (910 mm de pluie par an, observés entre 1981 et 2010, à Fourmies). La basse vallée de la Somme fait partie, quant à elle des secteurs les moins arrosés (740 mm par an, observés entre 1981 et 2010, à Abbeville).

L’assainissement par temps de pluie

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Eau pluviale en ville : Douai

En cas de fortes pluies, l’eau de pluie collecté par les réseaux d’assainissement peut causer de nombreuses perturbations.

En cas de fortes pluies, l’eau de pluie collecté par les réseaux d’assainissement unitaires peut causer des inondations (caves, chaussées, pompes du réseau, station d’épuration…). Elle remet en suspension les matières déposées dans les canalisations et dilue les eaux usées. Le volume important de mélange eaux usées – eau de pluie peut perturber le fonctionnement de la station d’épuration. L’imperméabilisation des sols souvent associée au développement urbain aggrave le phénomène.

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L’assainissement par temps de pluie

Pour limiter l’impact des fortes pluies, le réseau peut être équipé de déversoirs d’orage. Ils laissent échapper vers le milieu naturel, au mieux un mélange d’eau usée et d’eau pluviale et, le plus souvent, une pollution excédentaire due au curage des dépôts dans le réseau.

Des bassins d’orage peuvent également être créés : ils permettent de stocker temporairement les volumes excédentaires avant leur traitement dans la station d’épuration dès le retour à la normale.

Un réseau de collecte spécifique des eaux pluviales évite le mélange de l’eau de pluie avec les eaux usées : le traitement des eaux usées n’est pas perturbé par les fortes pluies.

Les techniques alternatives à la gestion des eaux pluviales limitent les apports d’eau de pluie dans les réseaux de collecte.

Les dispositifs d’autosurveillance permettent de quantifier les volumes déversés dans le milieu naturel.