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Le programme de surveillance des milieux littoraux et côtiers s’appuie sur les réseaux existants.

Composition du programme de surveillance

Sur la base de l’analyse des caractéristiques des masses d’eau littorales et côtières, un programme de surveillance et d’acquisition de données sur l’ensemble des masses définies a été établi. Il contient les composantes suivantes :

  • Le contrôle de surveillance est réalisé dans une sélection de masses d’eau représentatives d’une typologie donnée pour permettre de présenter un reflet de l’état général des eaux, d’évaluer les changements à long terme des conditions naturelles et des incidences globales des activités humaines, de spécifier les contrôles opérationnels et les futurs programmes de surveillance, de mettre à jour l’analyse des incidences des activités humaines. 6 masses d’eau sur les 9 seront suivies au titre du contrôle de surveillance.
  • Le contrôle opérationnel est réalisé dans toutes les masses d’eau risquant de ne pas atteindre les objectifs de qualité écologique pour y suivre l’incidence des pressions exercées par les activités humaines. Toutes les masses d’eau littorales du bassin Artois-Picardie étant en risque de non atteinte du bon état, les 9 masses d’eau seront à suivre.
  • Le contrôle d’enquête mis en œuvre pour rechercher les causes d’une mauvaise qualité en l’absence de réseau opérationnel,
  • Les contrôles additionnels permettent de vérifier les pressions qui affectent des zones dites protégées faisant l’objet d’une législation communautaire spécifique visant la protection des eaux de surface ou la conservation des habitats et des espèces directement dépendants de l’eau (eaux de baignade et zones conchylicoles).

Les paramètres suivis

Ils sont déterminés par la Directive Cadre sur l’Eau. Pour chacun des compartiments à suivre, des règles de fréquences ont été attribuées.

Suivi de l’état écologique

  • le phytoplancton  : un indicateur phytoplancton est en cours d’élaboration et comprend trois sous-indicateurs : la biomasse, l’abondance et la composition du phytoplancton
  • le benthos : le suivi concerne la végétation (macroalgues) et la faune benthique (macro invertébrés) et est assuré par le réseau Rebent DCE Manche coordonné par l’Ifremer.
  • les éléments physico-chimiques : les paramètres physico-chimiques sont considérés comme des paramètres de soutien et d’interprétation des paramètres biologiques. Les éléments suivis sont l’oxygène dissous, la température, la turbidité, la salinité et les nutriments.

Suivi de l’état chimique
Au titre du contrôle opérationnel, la DCE impose de suivre toutes les substances chimiques à risque de dépassement des normes de qualités environnementales.

Suivi de l’hydromorphologie
Les paramètres suivis sont la variation de la profondeur, quantité et la structure du substrat , la structure de la zone intertidale, le régime des marées et l’ exposition aux vagues.

Le réseau s’appuie sur les réseaux existants

Le réseau de sites proposé dans le cadre du contrôle de surveillance et du contrôle opérationnel s’est appuyé sur les réseaux de surveillance du milieu marin déjà existant.

  • Le Réseau d’Observation de la contamination chimique (ROCCH) qui a pour objectif l’évaluation des niveaux et des tendances des contaminants chimiques et des paramètres généraux de la qualité du milieu.
  • Le Réseau de Surveillance du Phytoplancton et des Phycotoxines (REPHY) qui se concentre sur l’observation des espèces phytoplanctoniques et sur la surveillance des espèces toxiques pour les consommateurs de coquillages.
  • Le réseau Impact des Grands Aménagements (IGA) qui comprend dans son programme le suivi des Centres Nucléaires de Production d’Électricité implantés sur le littoral. Sur le littoral Artois-Picardie, une station IGA a été mise en place afin d’assurer la surveillance de la centrale nucléaire de Gravelines.
  • Le Suivi Régional des Nutriments (SRN) est un réseau mis en place par l’Ifremer et l’Agence de l’Eau Artois-Picardie dans le but d’évaluer l’influence des apports continentaux en éléments nutritifs sur d’éventuels processus d’eutrophisation du milieu marin.
  • Le Réseau Benthique (Rebent) a pour objectif d’observer les populations benthiques et leurs habitats

Ces réseaux sont portés par l’IFREMER auxquels il convient d’ajouter :

  • Le réseau REPOM, porté par la Cellule Qualité des Eaux Littorales (CQEL). Il se concentre sur le suivi des contaminants chimiques (dans l’eau et le sédiment) dans les ports de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque.

Afin de répondre aux exigences de la DCE sur les masses d’eau à suivre et sur l’ensemble des paramètres à mesurer, il a été convenu d’ajuster les stratégies des réseaux retenus (site de prélèvement, paramètres mesurés, fréquences…).

La mise en place du contrôle de surveillance et du contrôle opérationnel a été réalisé en 2008. Ce vaste chantier nécessitera des adaptations techniques et financières. Le coût total des opérations est estimé à 2 millions d’euros à l’échelle du plan de gestion (6 ans).