Partager cette page :

Le bassin Artois-Picardie est au cœur des échanges entre l’Europe du Nord, le reste de la France et l’Europe du sud de manière générale. Cela présente un enjeu économique majeur, tant au niveau du transport de marchandises que du transport de voyageurs. C’est également un territoire où les activités touristiques liées à ces réseaux sont génératrices de revenus importants.

Parler de transport, ce n’est pas seulement évoquer le transport routier, entrent aussi en compte le transport ferroviaire mais aussi maritime et fluvial.
Au delà de cet aspect "transport de marchandises et de personnes", de nombreux bateaux qui transitent par ces réseaux sont utilisés pour la plaisance.

Le transport routier

Le bassin Artois-Picardie se situe au centre d’échanges interrégionaux, vers et en provenance de l’Ile de France en particulier, mais aussi d’échanges internationaux, notamment avec la Belgique et les Pays-Bas. Le réseau routier est l’infrastructure de transport de voyageurs la plus largement utilisée, avec 762,6 milliards de voyageurs-kilomètres en 2007, soit 87% du total national, dont 727,8 milliards de kilomètres (83%) pour les véhicules privés et 34,8 milliards de kilomètres pour les transports publics routiers (4%).

Sur le bassin, les fréquentations sur certains tronçons peuvent atteindre des valeurs très importantes et par conséquent congestionner ces axes, principalement sur l’autoroute A1, et à l’approche de l’agglomération parisienne.

Au sein de la région Hauts-de-France, la partie picarde est un lieu de transit pour les marchandises entre le nord et le sud de l’Europe. Malgré sa taille moyenne, la Picardie génère aussi des flux de marchandises très importants et présente un maillage dense de son territoire par les infrastructures routières et autoroutières.

Le transport ferroviaire

Le réseau français est le deuxième réseau européen par sa longueur, derrière l’Allemagne. Les transports ferroviaires sur le bassin Artois-Picardie sont marqués par un taux de transport de marchandises relativement faibles. Cependant, le transport de voyageurs représente un véritable enjeu, avec une forte augmentation de la demande depuis 10 ans et le développement du réseau grande vitesse permettant de rejoindre la capitale et les régions transfrontalières. Plus précisément, la région Nord-Pas-de-Calais dispose de 1 552 km de voies ferrées (soit 5% du réseau national) pour 11% des flux nationaux de marchandises (7% pour la Picardie) et 120 000 voyages ont été effectués quotidiennement sur le réseau TER en 2012, soit 28% de plus qu’en 2002 . Le port de Dunkerque présente la plus grande part modale ferroviaire, avec 51% du fret traité. Le transport ferroviaire en Picardie concerne 40 000 voyageurs par jour pour une hausse de la fréquentation des TER, entre 2002 et 2008, de 38,5 %.

Les activités portuaires

Le transport maritime de marchandises est le principal mode de transport utilisé pour le trafic intercontinental : 90% des marchandises transportées dans le monde le sont par voie maritime. Le bassin Artois-Picardie est ouvert sur la mer au niveau de la baie de Somme ainsi que sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, aux alentours de Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer. Situés au cœur des échanges européens, près de 90 millions de tonnes de marchandises transitaient, en 2015, dans ces trois ports.

Les aménagements récents, notamment sur le port de Dunkerque, visent à absorber et amplifier l’augmentation du trafic de containers aujourd’hui observé.

Le transport fluvial de marchandises

JPEG - 898 ko
Péniche sur la Scarpe à Douai

En France, le système de navigation intérieure inclut les fleuves, les rivières et les canaux, soit un ensemble de plus de 8 500 km de voies d’eau, dont environ 5 500 km sont utilisés de façon régulière. Le réseau fluvial, situé sur le bassin Artois-Picardie est composé de 681 km de canaux et de rivières, représentant 10% du réseau navigable français. 503 km sont accessibles au transport de marchandises. Majoritairement, le trafic de marchandise est intracommunautaire. C’est-à-dire qu’elles ne sont ni chargées, ni déchargées sur les rivières ou canaux du bassin, mais ne font que transiter de ou vers les grands ports européens.

Si on assiste à une stagnation du trafic de marchandises par voie fluviale, la création du canal Seine-Nord devrait augmenter le trafic fluvial. En effet, VNF estime qu’en 2050, 29M de tonnes transiteraient par le seul canal contre 11,3M tonnes pour les départements Nord et Pas-de-Calais réunis sur l’année 2017.

La plaisance sur cours d’eau

S’appuyant sur 50 haltes ou port gérés par VNF, le bassin Artois-Picardie permet à 2 084 bateaux de faire escale simultanément.
Il reste encore difficile d’estimer la fréquentation de cette activité sur le bassin, mais, en 2014, plus de 34 200 personnes ont été comptabilisées lorsqu’elles passaient une écluse.
Par ailleurs, les dépenses effectuées par les pratiquants de cette activités ne sont pas négligeables avec 2,36M€ dépensés pour la seule année 2014.

Pour en savoir plus